Tarifs
Ce que coûte vraiment une assurance décennale
Des fourchettes réelles, les paramètres qui les font varier, et les cinq leviers qui font baisser une prime sans dégrader la couverture.
- De 900 € à 6 500 € par an pour un artisan seul
- La prime suit votre chiffre d’affaires, avec un plancher
- Une régularisation annuelle sur votre CA réalisé
Courtier indépendant — nous comparons, vous décidez. Aucun engagement avant signature.
Comment se calcule une prime décennale
Contrairement à une assurance auto, il n’existe pas de grille publique. Chaque assureur applique un taux à votre chiffre d’affaires déclaré, avec une prime minimale en dessous de laquelle il ne descend pas. Le taux dépend de vos activités, de votre expérience et de votre sinistralité.
Concrètement : un plaquiste à 80 000 € de CA paiera souvent la prime minimale de son assureur, autour de 1 000 €. Le même plaquiste à 400 000 € de CA paiera un pourcentage de ce chiffre, généralement entre 1 % et 2,5 % selon l’activité.
Fourchettes indicatives par métier
Artisan seul, moins de 150 000 € de CA, au moins trois ans d’expérience, aucun sinistre déclaré. Ces conditions changent, les montants aussi.
| Métier | Famille | Prime annuelle indicative |
|---|---|---|
| Peintre en bâtiment | Finitions | 900 € – 1 900 € |
| Plaquiste / plâtrier | Second œuvre | 900 € – 2 000 € |
| Menuisier poseur | Second œuvre | 1 000 € – 2 300 € |
| Carreleur | Finitions | 1 100 € – 2 400 € |
| Électricien | Technique | 1 200 € – 2 600 € |
| Serrurier métallier | Second œuvre | 1 200 € – 2 800 € |
| Plombier chauffagiste | Technique | 1 400 € – 3 000 € |
| Terrassier / VRD | Gros œuvre | 1 600 € – 3 800 € |
| Maçon | Gros œuvre | 1 800 € – 4 200 € |
| Charpentier | Gros œuvre | 1 900 € – 4 000 € |
| Façadier / ITE | Extérieur | 2 000 € – 4 500 € |
| Pisciniste | Extérieur | 2 000 € – 4 600 € |
| Couvreur | Extérieur | 2 200 € – 4 800 € |
| Installateur photovoltaïque | Technique | 2 400 € – 5 500 € |
| Rénovation tous corps d’état | Gros œuvre | 2 600 € – 6 500 € |
Fourchettes constatées sur le marché en 2025-2026 pour des profils standards. Elles ne constituent ni un tarif, ni une offre : seule une proposition nominative d’assureur engage.
Les quatre variables qui font le prix
-
1
L’activité déclarée
C’est le premier facteur, et de loin. Gros œuvre, couverture et ITE concentrent la sinistralité : leurs taux sont deux à trois fois ceux de la peinture ou du plâtre.
-
2
Le chiffre d’affaires
La prime suit le CA, avec une prime minimale plancher. Le passage de 150 000 € à 500 000 € de CA multiplie généralement la prime par deux à trois.
-
3
L’expérience du dirigeant
Moins de trois ans de pratique justifiée : surprime de 20 à 50 %, et un marché nettement plus étroit. Au-delà de dix ans, l’accès aux meilleurs taux s’ouvre.
-
4
La sinistralité
Un sinistre récent renchérit de 25 à 60 %. Deux sinistres ou plus restreignent le marché à quelques assureurs spécialisés, avec des franchises relevées.
Cinq leviers pour payer moins, sans se découvrir
1. Déclarer les bonnes activités — ni plus, ni moins
Chaque activité cochée « au cas où » se paie. Un électricien qui déclare le photovoltaïque sans jamais en poser finance un risque qu’il ne prend pas. À l’inverse, l’économie réalisée en omettant une activité disparaît au premier sinistre. Le bon réflexe : déclarer ce que vous faites réellement, et faire ajouter une activité le jour où vous vous y mettez.
2. Documenter votre expérience
Diplômes, certificats de travail, attestations d’anciens employeurs, photos de chantiers, factures de sous-traitance : chaque pièce qui prouve votre pratique fait baisser le taux. C’est le levier le plus rentable pour une entreprise récente.
3. Arbitrer la franchise en connaissance de cause
Passer d’une franchise de 1 000 € à 2 500 € allège la prime de 5 à 15 %. C’est intéressant si votre trésorerie l’absorbe. Ce ne l’est pas si un sinistre à 3 000 € vous mettrait en difficulté.
4. Payer à l’année plutôt qu’au mois
Le fractionnement mensuel est facturé entre 3 % et 8 % selon les assureurs. Sur une prime de 2 500 €, l’annuel économise l’équivalent d’une semaine de chantier.
5. Remettre le contrat en concurrence tous les deux à trois ans
Les taux du marché de la construction bougent vite, et votre profil s’améliore avec l’ancienneté sans que votre assureur le répercute spontanément. Trois ans sans sinistre justifient une renégociation. Attention au préavis : deux mois avant l’échéance, et jamais de résiliation avant l’accord écrit du nouvel assureur.
Les fausses bonnes affaires
Une prime nettement sous le marché a toujours une explication. Avant de signer, vérifiez ces quatre points — ils suffisent à écarter la plupart des mauvaises surprises :
- La liste des activités garanties. Une prime basse s’obtient souvent en réduisant la liste. Relisez-la ligne par ligne, en pensant à vos trois derniers chantiers.
- Le montant des franchises. Une franchise à 5 000 € rend la garantie théorique sur les sinistres courants.
- Les plafonds par sinistre et par année. Comparez-les à la valeur des ouvrages sur lesquels vous intervenez.
- L’assureur lui-même. Vérifiez qu’il est agréé pour opérer en France. Les faillites d’assureurs en libre prestation de services ont laissé des milliers d’artisans français sans couverture, avec des attestations parfaitement valables sur le papier.
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